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IV. Les antidépresseurs
Les
antidépresseurs ce sont des produits classés
par génération, les anciennes, les tricylciques qui restent une référence dans le domaine du
traitement et avec les inconvénients justement des effets secondaires
et puis les IRS un peu plus faciles à manipuler, voilà. On
a un large choix tout à fait
compétitif, on a les antidépresseurs, on a les tricycliques, les tétracylcliques
les anciens, on a toute la série, enfin les cinq inhibiteurs de la
recapture de la sérotonine, donc en somme on arrive à faire des bons
choix. Moi
je suis ravi d'avoir du Seropram sur
mon bureau, d'avoir du Laroxyl
sur mon bureau ou du Nozinan,
toutes ces molécules là je les apprécie énormément, il faut voir ce
que c'est que le Nozinan dans
une attaque de panique, c'est fabuleux, ça c'est l'aspect, je dirais,
technique qui fait partie de mon métier intrinsèquement que j'apprécie
beaucoup et que je ne rejette pas du tout. NOUVELLE GENERATION : EFFICACITE, TOLERANCE, MANIABILITE Alors
qu'avec les sérotoninergiques, à priori en tout cas avec le Prozac qui
est plus ancien avec les dix ans de recul qu'on a ou avec les quinze ans
de recul qu'on a en pharmacovigilance, pour l'instant on
a pas l'air d'avoir de problèmes, reste à savoir ce que ça va
donner dans trente ans quand on aura des gens après trente ans de sérotoninergiques. On
va vers des molécules de mieux
en mieux tolérées, des molécules
qui sont efficaces, qui ont peu
d'effets secondaires et les sérotoninergiques c'est un peu le fossé
par rapport à l'Anafranil, aux IMAO et de cette ancienne génération.
On passe maintenant à des molécules
qui ont une excellente tolérance, mais ce ne sont jamais que des
antalgiques du mental et ça ne pourra jamais être autre chose, à
moins qu'un jour on arrive à prouver le caractère complètement
biochimique pour tous les fonctionnements mentaux de l'individu, mais là
j'ai un peu des doutes, donc voilà mon point de vue. Par
contre les antidépresseurs, les sérotoninergiques son des molécules fantastiques parce que d'abord ce sont des anxiolytiques
majeurs et donc les gens s'endorment parce qu’ils sont moins anxieux et ça au bout du 3e et du 5e
jour, ce qui n'est absolument pas le cas des tricycliques, c'est clair.
Donc il y a un effet au 3e
ou au 5e jour qui n'est pas un effet antidépresseur et
qui est un effet remarquable
et c'est un « effet
lunettes roses » avec tous les
inconvénients de l'effet « lunettes roses », c'est à
dire que, je dirais que l'abord psychologique de l'état dépressif dans
lequel était la personne sera plus difficilement réalisé sous sérotoninergiques
parce que les gens ont des lunettes roses et qu'ils n'ont plus rien à
foutre de leurs problèmes, même si ils savent et que ils le disent très
bien que leurs problèmes existent, il est comme mis à distance par une
coloration différente, d'où l'effet lunettes roses et donc ça ne les
intéresse plus, ça existe mais ça ne les intéresse plus, il y a
comme une espèce d'indifférence, le mot n'est peut-être pas tout à
fait juste, ce serait peut-être plus comme une espèce d'euphorie qui
fait qu'on met ça à distance. Donc après quand
vous arrêtez, vous allez enlever les « lunettes roses et la réalité
revient. » Donc ça c'est l'aspect, l'abord un peu négatif des sérotoninergiques. Il y a un abord
qui est tout à fait positif, c'est que d'abord ce sont des anxiolytiques
majeurs et ils attaquent à
mon avis de manière beaucoup plus nette le noyau anxiogène, de
l'anxiété du patient ce que ne font pas du tout les benzodiazépines,
ça c'est clair, et ils permettent
aux gens de s'endormir, ils permettent
de mettre les problèmes des gens à distance, ce qui est positif,
ça peut être vécu comme quelque chose de positif pendant un temps.
Par exemple moi je trouve que dans les états dépressifs de deuil, je
n'aime as traiter les deuils réactionnels, mais quand un deuil dure
plus d'un an et que les gens sont très inhibés ont des troubles du
sommeil, n'arrivent pas à entrer en relation avec les autres,
n'arrivent pas à faire de projets, au bout d'un an il faut arrêter
quand même. Et là je trouve que les tricylciques seraient à mon avis
hors de cause parce que ce n'est pas une dépression, mais par contre
c'est une dépression réactionnelle à un deuil qui n'arrive pas à être
gérée et là mettre le deuil à distance pendant quelques mois,
vraiment ça rend service. Ce sont de vraies
saloperies les sérotoninergiques parce qu’ils masquent, ils mettent les
problèmes en sommeil. Quand
on a quelqu'un qui a un syndrome dépressif vrai, il ne faut pas s'attendre à ce que l'antidépresseur, les sérotoninergiques
viennent à provoquer un véritable
virage de l'humeur, une attaque
ciblée sur le noyau antidépresseur. On
a quand même l'intérêt d'avoir des produits avec lesquels on a pas
de dépendance, par rapport aux benzodiazépines c'est quand même
très important, on sait aussi que beaucoup ont une action anxiolytique,
même le Prozac Les
inhibiteurs de la recapture de la sérotonine oui, probablement plus
faciles à manipuler, nécessitant quand même sur des états dépressifs
un peu sérieux de monter un peu les posologies où un comprimé par jour qui est la
base de départ ne suffit pas
toujours, on passe assez fréquemment à deux. Je
pense que de plus en plus ils sont efficaces
et bien tolérés mais les traitements sont inévitablement longs. D’une
façon générale, je dirais que les médicaments antidépresseurs actuels de dernière génération ne sont
pas très incisifs quand même, le rêve ce serait des antidépresseurs
sans effets secondaires ce serait le rêve exactement. Les
nouveaux sont plus faciles de
prise au point de vue acceptation des gens, on a
moins quand même les phénomènes bouches sèches, on en entend
moins parler. Les
antidépresseurs de dernière génération qui sont quand même beaucoup mieux supportés, qui n'ont pas les effets atropiniques
classiques, constipation, sécheresse de bouche, perte de libido, et
j'en passe. C'est vrai qu'on a fait beaucoup
de progrès là-dedans, mais en échange de ça les antidépresseurs
sont peut-être moins antidépresseurs,
j'allais dire ce sont de antidépresseurs lights
pour employer des termes modernes, mais du coup je pense qu'ils sont
moins incisifs que les
anciens. Les
antidépresseurs actuels je les trouve excellents
sur le plan efficacité et tolérance. Les
tout derniers qui sont sortis, des associations, je ne trouve pas
qu'il y ait un effet énorme. Il
y a les IRS seuls qui sont des traitements
extrêmement efficaces, style Prozac et quelques autres Deroxat,
mais les derniers sortis, les associations, style Effexor ou autre, je n'ai
pas trouvé d'effet absolument énorme. Quelquefois les personnes
sont bien, d'autre fois ça ne répond
pas, ce n'est pas un progrès
énorme. Par contre j'utilise, les 99% des prescriptions que je fais
maintenant sont sur ce genre de traitement. Il y a un phénomène de mode également
notamment avec le Prozac qui fait que les gens maintenant ne sont plus réticents
à prendre des médicaments de ce style là, quand on leur explique que
c'est comme du Prozac, finalement ils veulent bien le prendre et en fait
ça se passe pas mal, l'efficacité
ce n'est peut-être pas la meilleure mais pas beaucoup plus que les
médicaments style Anafranil ou ceux qu'on avait avant, par contre
la tolérance est quand même
meilleure et surtout, moi j'ai l'impression que les gens les
prennent mieux, maintenant les traitements restent les mêmes. Je
pense que de toute façon depuis quelques années il y a un énorme progrès avec tout ce qui est le traitement des inhibiteurs,
donc de la sérotoninergine, donc Prozac et compagnie, ces médicaments
sont quand même d'un apport absolument énorme parce que justement ils
ont une très bonne tolérance
et peu de contre-indications,
ces effets secondaires qu'on avait, donc les gens finalement acceptent
de les prendre très facilement. Les
nouveaux antidépresseurs ça a été un vrai
miracle pour nous. Je vois beaucoup de pathologies parce ce que je
ne suis pas vraiment généraliste je suis en même temps psychanalyste
donc l'abord est différent et de ce fait on se rend compte très
facilement que il y a énormément de gens qui sont traités pour dépressions
qui n'existent pas vraiment et qui
ont des syndromes dépressifs qui auraient pu se passer de thérapeutique
et d'autres gens qui auraient dû être traités depuis plusieurs années
et qui ne l'ont pas été. Nous
en campagne on les voit, associant des mélanges qui font mal,
Kronembourg, Prozac, Séresta 50, ça fait mal. Je ne crois pas ce soit
un motif personnellement pour mettre ça en négatif. Rapidité
d'action, peu d'effets
secondaires ou pas. Pas d'effets secondaires avec les nouveaux.
J'ai
l'impression qu'au point de vue de progrès on a des antidépresseurs de plus en plus incisifs et bien supportés. C'est
génial les nouveaux antidépresseurs
parce que j'ai déjà un certain âge et j'ai connu les vieux. Donc je
trouve que les tous jeunes médecins qui mettent tout à la poubelle
dans leur jugement, à mon avis ils devraient faire un petit tour dans
le passé, ils verraient d'où on sort. Le problème c'est la dépendance
qu'on ça crée, c'est l'assuétude, on l'avait aussi avant. Vous savez
je fais de la médecine depuis très longtemps, Je
trouve qu'actuellement on a une bonne
efficacité avec peu d'effets secondaires, il y en a toujours comme
tout traitement, mais c'est déjà pas mal par rapport à il y a dix,
quinze ans où ça posait tout un problème. Je pense à un médicament
qui est sorti relativement récemment, la classe est la même, je pense
à l'Effexor qui marche bien et qui joue sur deux médiateurs mais qui n'ont pas
les effets secondaires qu'avaient les tricycliques qui effectivement
sont très efficaces mais le
problème c'est qu'on avait des gens qui étaient complètement
ralentis. C'est qu'il m'arrive d'en donner aussi parce que il y a des
gens qui sont très anxieux, il faut les "calmer" au début,
ce sont des gens qui sont arrêtés. Mais les gens qui veulent rester
actifs et qui ont quand même besoin d'un traitement, c'est difficile de
donner ce genre de médicaments. Les nouveaux qui sont sortis nous
permettent… et aussi de dédramatiser, de leur dire vous allez suivre
un traitement vous aurez peut-être
des effets, des vertiges, des choses comme ça, au début, au fur et
à mesure ça va passer et on a un discours qui est en corrélation avec
ce qu'on donne. Les
IRS
je trouve qu'ils sont assez
efficaces, je trouve qu'on a quand même une palette assez large et
je trouve qu'on a une bonne efficacité et une tolérance qui n'est pas mal, ça permet mêmes si les gens
sont des actifs, même s'ils doivent s'arrêter quelque temps, pas forcément
très longtemps, ils peuvent quand même reprendre une activité correcte sans
être complètement dans le brouillard, ni assommés, moi je trouve que c'est pas mal. Je trouve leur maniabilité
assez bonne.
Je trouve que ce qui est bien c'est que les gens ne sont pas trop assommés,
ou alors dans les cas de dépressions un peu particulières, mais je
trouve ça bien parce que ça les remet
relativement rapidement dans une dynamique dans leur vie
personnelle, dans leur vie de travail et je sais que ça marche
relativement rapidement,
que les effets
secondaires il y en a pas trop, ça permet que les gens soient mieux adhérents à leur traitement et ça
permet d'aller un peu plus loin. On sait qu'on en a pour un moment, ça
je leur dis toujours et d'eux-mêmes ils ne sont pas réticents. Je
pense que quand on explique au départ il y a moins d'arrêts, moi je ne
vois pas beaucoup d'arrêts en milieu de course.
Si
vous voulez on a une ligne de traitements, je crois que globalement ça
marche, c'est efficace en général.
Ils
sont assez bien efficaces et bien
tolérés en général et
surtout ils sont intéressants parce qu'en général c'est une monoprise
voilà, donc très souvent je fais une prescription avec un antidépresseur
récent. Alors maintenant la durée du traitement c'est au moins trois
mois et après chaque cas est particulier. Il
y a une évolution considérable
au niveau des effets secondaires qui étaient relativement
importants aussi bien d'ailleurs cliniquement que psychologiquement avec
les autres antidépresseurs. Maintenant
pour ainsi dire je ne tape que dans les classes les plus récentes
d'antidépresseurs parce qu'ils sont quand même mieux tolérés et éventuellement en associant au départ de
traitement des anxiolytiques, ça c'est pour la dépression normale,
moyenne. LES
TRICYCLIQUES , LES ANCIENS : AVANTAGES ET INCONVENIENTS J’utilise
les tricylciques quand les autres
ne marchent pas. Bien
content d'avoir ceux dont on peut disposer à l'heure actuelle qui n'ont
pas la toxicité, les effets indésirables des anciens tricycliques, potentiellement vous donniez un moyen de suicide en prescrivant un médicament, parce que avec une
boîte d'Anafranil 75, vous donnez la possibilité à quelqu'un de les
avaler en entier et d'avoir pratiquement…, c'était très dangereux. Alors
si vous mettez quelqu'un sous Anafranil
pendant trente ans, bonjour les effets
secondaires au bout de trente ans!! Il y a une étude qui a été faite notamment sur l'Anafranil qui montrait que c'était le meilleur anxiolytique de tous les médicaments qui avaient été testés, donc c'est vrai qu'on s'oriente un petit peu plus là dessus. Il
est vrai que de ce fait là étant donné il y a eu la guerre des benzodiazépines
dans ce sens que c'est vrai, en tout cas sur notre région, je pense que
c'est aussi sur le plan international, mais où quelque part on nous déconseille
formellement d'utiliser des benzodiazépines,
à cause des troubles de mémoires,
à cause des troubles du sommeil
à long terme, c'est vrai qu'on a des gens à Lyon qui sont très spécialisés
là dedans qui nous ont montré des courbes qui font un petit peu peur,
des tracés du sommeil qui sont un peu inquiétants et ce qui fait, je
crois, qu'on a prescrit de plus en plus d'antidépresseurs probablement
dans certains cas de façon un petit peu exagérée alors qu'autrefois
c'était le contraire. Pour
les tricycliques avec quelques
inconvénients, les inconvénients
aussi sur la vigilance, mais ce ne sont pas
des médicaments qui posent des problèmes majeurs. Ce
qui fait que les médicaments classiques, type Tofranil, Anafranil, on les utilise moins mais j'ai l'impression que
les nouveaux c'est peut-être moins actifs. La
première période dans
laquelle on avait pratiquement comme antidépresseurs efficaces
que les inhibiteurs de l'aminoxidase et les tricylciques J’ai
fait de la psychiatrie, on avait les mêmes problèmes et on avait des
gens en particulier des femmes qui étaient sous Laroxyl,
elles étaient de vraies zombies
ambulants Les
tricylciques qu'on avait
l'habitude d'utiliser autrefois avec des antidépresseurs de dernière génération
qui sont quand même beaucoup mieux supportés, qui n'ont pas les effets atropiniques classiques, constipation, sécheresse de bouche,
perte de libido, et j'en passe. LES NOUVEAUX : LES IRS Les
sérotoninergiques ne sont
pas pour moi des molécules antidépressives. Prozac,
Deroxat, Seropram, Zoloft, voilà les habituels Une deuxième
période qui est la plus jeune qu'on vit actuellement et qui ont des
éléments beaucoup plus intéressants parce que plus recruteurs en
terme de patients répondeurs au traitement. Maintenant
on a d'une part les inhibiteurs
de la recapture et de la sérotonine, et d'autre part les inhibiteurs de la recapture des autres neurotransmetteurs on est
quand même beaucoup plus à l'aise pour prescrire avec beaucoup moins
de facteurs limitants. Pour moi ce sont deux périodes qui sont
totalement différentes. Et puis il y a les IRS, les IRS purs qui sont Prozac, Deroxat toute la liste des IRS qui sont à mon avis des produits qui sont extrêmement valables parce que ce sont des gens qui peuvent continuer éventuellement à travailler, ou à mener une vie sociale correcte ce qui est quand même très, très important. Après
il y a tous les nouveaux les IRSNA,
ce sont des produits qui à mon avis, enfin je ne sais pas, je ne pense
pas que ça apporte grand chose pour moi dans ma pratique, disons que ça
fait un peu changer le nom du médicament, de dire que ça révolutionne
ce qu'on a fait avant, moi je ne pense pas, moi je pense que les neuromédiateurs,
on agit sur un mais on agit probablement sur tous plus ou moins, on ne
sait pas trop comment ça marche, un des exemples les plus flagrants c'était
la Moclamine de Roche si je
ne me trompe pas qui agissait sur tous les neuromédiateurs en tout cas
sur les plus gros qui s'est révélé un traitement pas vraiment
extraordinaire alors que ça aurait pu être…, donc quand on voit
l'action des sérotoninergiques on
a quand même des surprises, on a de temps en temps des gens qui
somnolent, on a des gens qui sont excités, on a des gens chez qui il
n'y a pas de changement, c'est quand même très variable. Donc les IRSNA, l'Effexor par
exemple a essayé d'orienter un peu plus sur l'anxiété tellement qu'il ont fait un comprimé, je ne sais pas si
c'est sorti, on a eu des plaquettes là-dessus, ils voulaient le présenter
dans l'anxiété pure, ce qui à mon avis est un petit peu…, enfin
bon, on peut discuter…,et voilà, donc ces produits là, il y a le Norset que en fait je n'ai pas encore utilisé, voilà. Pour moi
grosso modo la grande révolution ça a été les sérotoninergiques, ça
c'est sûr, ça a changé pour moi complètement ma pratique. OPINIONS
DIVERSES Le marché des antidépresseurs autant que je me souvienne a été multiplié pour moi par quatre ou cinq avec des prix qui eux sont multipliés par beaucoup plus, c'est sûr que là-dedans on sent qu'il y a une politique commerciale et quelque part en eux nous faire prescrire que des antidépresseurs. Alors je pense qu'il y a sûrement du bon, je pense qu'on reviendra un peu en arrière probablement mais, voilà ce que je peux dire sur les antidépresseurs. D’une façon plus générale, les antidépresseurs
sont peut-être une façon d'avoir trouvé des nouveaux psychotropes, on
a besoin de psychotropes. Même si on change les antidépresseurs, si on enlève les plus performants, les plus efficaces, on arrivera pas comme ça à changer d'un coup de baguette magique l'émotivité des gens, leur façon de réagir. |
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