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Définition simple
: elle
désigne la baisse des forces morales et physiques.
- Cette
définition convient-elle aux interrogations de patients, au vécu de
Professionnels ?
- définition réductrice où se trouvent amalgamés le
mal-être (rupture de l'harmonie psychique), un état maladif prouvé.
Subtilités de vocabulaire permettant de différencier
:
- les dépressions dîtes endogènes ( altération de
fonctionnement propre à l'individu) : ils existent des cas indubitables de
dépression d'involution des personnes âgées ou de patients victimes de
psychose maniaco-dépressive.
- les dépressions dîtes exogènes ou réactionnelles à
"l'extérieur", la "société", "la famille"
et à l'intérieur de ce cadre des distinguo entre des phénomènes de
désadaptation à la vie telle qu'elle est, à l'exigence alléguée de la
Société moderne.
- "endogène / exogène", que vous importe sans
doute cette classification : vous désirez être soulagé ou vous avez à
soigner, vous désirez comprendre si vous vous trouvez dans le domaine d'un
"normal mal vécu" ou de la maladie.
- "endogène / exogène", de plus en plus
fréquemment vous entendez parler de SYNDROME ANXIO-DEPRESSIF :
le trait d'union et la juxtaposition des termes vous indiquent que le
médecin qui porte ce diagnostic s'embarrasse peu de distinctions pour
aller à l'essentiel ; constater un état de souffrance.
- Le burnout ou épuisement professionnel de celui ou celle qui a trop
"donné"peut être défini comme la maladie caractéristique des rôles
qu’on s’épuise à vouloir tenir à la perfection. Le burnout doit être
différencié des " périodes de fatigue, d’anxiété ou de démotivation
que chacun, dans ses différents rôles, vit de façon épisodique".
Beaucoup baptiseront cet épuisement de dépression...
- le stress, souvent lié au problème précédent.
Définition simple
? : Il s'agit bien d'un état maladif
- mais d'une maladie différente ?
( Dr
Hugues Raybaud ) où honte , faiblesse, culpabilité, atteinte globale
de l'individu et isolement font le lit de tous les dangers.
- Depuis les années 90, on tend à baisser encore le seuil clinique et on
parle de plus en plus de dépression, laissant entendre par le contexte et
l'évolution son degré de gravité..
- l'établissement de seuils de gravité en fonction des symptômes est pour l'instant totalement
arbitraire :alors qu' il n'en devient que plus important.
Diagnostic simple ? :
peut-on
s'auto définir comme étant dépressif ? des critères simples d'emploi
existent-ils ? grilles d'appréciation ? qu'en est-il des dépressions masquées
? simple, non !
- on peut s'estimer comme étant dépressif , le revendiquer , le craindre ,se
réfugier dans ce statut .
- « Les anxieux sont particulièrement exposés à la dépression
et les déprimés sont souvent victimes d'une anxiété intense ; comment éviter
l'aggravation de l'une par l'autre ? » ( PR M. Ferreri.)
- La distinction entre dépressions et la déprime du langage populaire ( ou
ras le bol ) tend à s'effacer et de plus l'humeur est considérée
comme variable et susceptible de bénéficier de traitement antidépresseurs
sans qu'il soit question de dépression authentifiée.
- quelle est la valeur des tests d'auto évaluation ( à suivre dans le site
): leur danger réside dans le syndrome de "l'encyclopédie
médicale familiale" amenant à se découvrir ou à attribuer à
son entourage toute sorte de maladie, leur intérêt serait plus probant
dans des suivis à la réserve suivante que la lecture d'une même
grille peut être différente selon le praticien...
- la dépression étant un état maladif la communauté médicale
s'oblige à définir ces critères recueillis au
décours des colloques singuliers que sont les consultations médicales :
humeur dépressive, insomnie ou hypersomnie, culpabilité, ralentissement,
diminution de l'appétit, modification récente du poids, diminution du
plaisir, fatigue, idées de mort. Cette démarche offre le double avantage
de ne pas tomber dans l'excès facile du quotidien, faire des diagnostics
faciles par "excès" confondre anxiété et dépression, etc.
- L'étude DEPRES montre que seulement 28 % des patients déprimés sont
reconnus comme tels par leur médecin. L'étude montre aussi que les
traitements sont encore trop souvent inadaptés, avec une prescription
d'anxiolytique seul ou associé à un antidépresseur chez 42 % des
patients. « Les généralistes n'utilisent pas les mêmes critères
diagnostiques que les psychiatres. Ils fondent leur diagnostic de dépression
sur la sévérité des symptômes, leur chronicité et le handicap qui en découle.
Ce faisant, ils décrivent le plus souvent des patients qui répondent à la
définition de la dysthymie. Or la dysthymie, invalidante et chronique,
n'est pas une indication des antidépresseurs. Les psychiatres, eux,
prennent plus régulièrement en compte l'ensemble des critères décrits
par les nomenclatures officielles », explique le Dr Yves Lecrubier (hôpital
Salpêtrière, Paris), concepteur du questionnaire MINI (Mini International
Neuropsychiatric Interview).
- un colloque et un suivi de bonne qualité suffisent-ils à diagnostiquer
les dépressions masquées de
l'adulte, du vieillard et de l'enfant :
- le patient consulte ?
- qui ? dans quel endroit ? : diagnostic plus aisé si le patient est
vu par son médecin habituel plus au fait de ses particularités ,
diagnostic parfois moins aisé par celui-ci ; danger de la force de
l'habitude et de la perte de l'attention et du recul nécessaires.
- la plainte , les symptômes savoir les conjuguer.
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